Terminer sa vie en forêt plutôt qu’au cimetière ? C’est désormais possible !

Si l’on prend le temps d’y penser, voir la vie s’achever dans un cercueil n’est pas la chose la plus plaisante. Enfermer quelqu’un entre quatre planches à côté d’autres défunts au sein d’un cimetière dont la visite n’a vraiment rien de réjouissant n’aide pas à franchir le passage vers la mort de manière sereine. Et si, plutôt que de se réunir autour du cercueil de la personne aimée, on faisait plutôt une promenade en forêt ?

capsula3

Mourir n’est bien sûr pas un choix, cela s’impose à chacun, mais la manière de le faire peut par contre constituer une démarche spécifique à chaque personne. Ainsi, certains seront peut-être intéressés par les capsules organiques biodégradables des designers Anna Citelli et Raoul Bretzel. Leur projet intitulé Capsula Mundi permet au corps de retourner à la terre et de se transformer en éléments nutritifs qui permettront à un arbre de se développer. L’idée de la mort ainsi présentée devient plus tolérables pour beaucoup de gens.

capsula2

Concrètement, cela signifie que le défunt est encapsulé dans la position du fœtus, puis enterré. Visuellement, on a l’impression d’être face à une oeuvre d’art en forme « d’oeuf ». Lors de l’enfouissement, une graine d’arbre ou un jeune arbre est placé directement au-dessus de la capsule et par la suite, le temps fait son ouvrage. Le projet d’Anna Citelli et Raoul Bretzel est assez avancé et leur site internet propose déjà plusieurs espèces d’arbres.

capsula1

Si l’on se projette dans une ou deux décennies, les visites déprimantes au cimetière se transformeront peu à peu en marches en forêt au milieu d’arbres qui sont autant de promesses de vie et d’hommages aux êtres chers partis trop vite.

Les designers du projet Capsula Mundi sont des amoureux des arbres et expliquent : « Depuis que l’homme a pu se exprimer à travers l’écriture, l’arbre représente l’union entre la terre et le ciel, le matériel et l’immatériel, le corps et l’âme. »

capsula

Ils précisent également que « Pour faire un cercueil de nos jours, vous abattez un vieil arbre de bois précieux. Or, un cercueil a une courte « vie ». La croissance d’un arbre nécessite de 10 à 40 ans et un cercueil n’est utilisé que pendant trois jours ». Voilà une évidence qu’il est en effet bon de rappeler. Toutefois, la législation de nombreux pays ne permet pas pour le moment d’aller de l’avant avec ce projet. Dès que les autorisations nécessaires auront été délivrées, la mutation des cimetières en forêt pourra commencer et au lieu de détruire des arbres, la mort d’un être humain permettra d’en faire naître de nouveaux.

capsula4

Comments

comments

Vous aimerez aussi...

Menu Title