Street Art : le best of 2015 !

Le Street Art est de plus en plus présent partout dans le monde. Ses oeuvres nous font parfois sourire, d’autres fois réfléchir sur notre société, mais une chose est certaine, elles ne nous laissent jamais indifférents. Voici quelques-unes des fresques les plus époustouflantes de l’année 2015.

Débutons la visite avec Sean Yoro, qui est plus connu sous le surnom de Hula.  Cet artiste a été remarqué tant par ce qu’il peint que par le support qu’il utilise : des icebergs !!! Oui, vous avez bien lu : des icebergs !!! La recherche constante de nouveaux supports est effectivement au coeur de la démarche artistique de cet américain dont les portraits sont aussi doux qu’obsédants.

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Hula explique : « Dans quelques semaines, ces peintures disparaîtront à jamais, mais j’espère que ceux qui les trouveront, sentiront que le temps presse, car elles représentent les millions de personnes qui ont besoin de notre aide, qui sont affectées par la hausse du niveau de la mer causée par le changement climatique. »

Un message d’une infinie sagesse transmis de la manière la plus originale qui soit. Chapeau l’artiste !

Poursuivons ce tour d’horizon du Street Art 2015 avec le célèbre Banksy. Certes, c’est surtout l’ouverture l’été dernier de son parc d’attraction apocalyptique appelé Dismaland et consacré en grande partie à la crise des migrants qui l’a mis sous le feu des projecteurs, mais avant tout, Banksy est un artiste au talent immense.

Retour sur l’une de ses oeuvres les plus contemplées : la peinture murale qui se trouve sur un mur du camp de réfugiés de Calais et que l’artiste a titrée : « La jungle ». On peut y voir Steve Jobs, dont rappelons-le le père était un migrant syrien, portant sur son épaule un gros baluchon et tenant au bout du bras un… Macintosh !

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Le message est limpide comme le souligne Banksy lui-même : « Nous pensons souvent que l’immigration pompe les ressources du pays, mais Steve Jobs était le fils d’un migrant syrien. Apple est l’une des entreprises les plus rentables au monde, elle paye 7 milliards de dollars d’impôts par an… Et elle existe seulement parce qu’ils ont laissé un jeune homme originaire d’Homs entrer sur le territoire américain. »

Une image vaut mille mots parait-il ? Banksy offre ici une belle démonstration de cet adage.

Un autre artiste qui a su choisir un support inusité est Okuda San Miguel qui, pour réaliser ses formes géométriques et kaléidoscopique, s’est rendu… dans une église. Certes, ladite église était abandonnée et déjà convertie en skate park, mais l’ajout de la « Okuda San Miguel touch » l’a transformée en « Kaos Temple ». Il s’agit du plus gros projet réalisé par cet artiste espagnol et c’est dans la ville de Llanera, dans les Asturies que l’on peut l’admirer.

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L’effet de contraste entre les œuvres colorées d’Okuda San Miguel et l’architecture de l’église est une pure merveille !

Place aux femmes ensuite avec les géantes de Vinie, une artiste française qui s’amuse à détourner les plantes grimpantes qu’elle croise pour les intégrer dans ses oeuvres. Souvent, ces coins de verdure deviennent les folles chevelures de personnages aux grands yeux d’une infinie tendresse.

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D’autres femmes font aussi souvent parler d’elles, ce sont les mamie graffeuses connues également sous le nom de Lata 65. C’est à Lisbonne au Portugal qu’elles sévissent et leur mission est la suivante : apprendre le street art aux gens de l’âge d’or !

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Pour ce faire, elle réalisent des tags et des pochoirs dans certains quartiers de la capitale portugaise, accompagnées de jeunes complices qui leur servent de guides. Qui a dit que le Street Art était exclusivement réservé aux jeunes ?

Ensuite, si l’on jette un oeil du côté des portraits, le nom de Jorit Agoch est l’un des premiers qui vient à l’esprit. Ses visages hyperréalistes font se questionner les passants : peinture ou photo ? D’origine italienne, l’artiste réalise des oeuvres partout dans le monde dont ici dans le quartier de Brooklyn à New York :

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Terminons avec un clin d’oeil à Paris et cet hommage rendu à la capitale française par la Grim Team après les attentats de Paris le 13 novembre dernier :  deux « Fluctuat Nec Mergitur » (Paris tangue mais ne sombre pas) géants près de la Place de la République et le long du canal Saint-Martin. Grandiose !

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